DES ACTIONS AU LIEU DE L’AUSTÉRITÉ

Aujourd’hui est le pire moment pour des compressions budgétaires : pourquoi nous avons besoin d’actions et non d’austérité.

 

En 2008, nous avons subi une crise financière mondiale. Des banques ont fait faillite, des millions de personnes ont perdu leur maison et des dizaines de millions ont perdu leur emploi.

 

Depuis cette période, il est devenu clair, dans un pays après l’autre, que l’austérité ne fonctionne pas.

 

Si le secteur privé est entrain de s’effondrer, que des entreprises font faillite et que des millions de personnes sont licenciées, appliquer les mêmes mesures au secteur public « ne partage pas la souffrance » — cela garantit que la crise sera plus profonde et plus longue.

 

Ce n’est pas une question d’idéologie, mais une preuve.

 

En Europe, une réduction d’un seul euro pourrait se traduire par une perte de 1,70 euro du produit intérieur brut (PIB).

 

Nous pouvons donc emprunter un dollar et garder les gens au travail à un taux d’intérêt de 2 %. Ou nous pouvons réduire le budget d’un dollar et perdre un dollar et soixante-dix cents.

 

De plus, les gens qui tendent à être frappés le plus durement par les mesures d’austérité sont tous des personnes marginalisées qui vivent dans des situations de vulnérabilité.

 

Toute dépense est le revenu de quelqu’un, y compris les dépenses gouvernementales. Tous les particuliers et les entrepreneurs qui travaillent pour le gouvernement dépensent leurs revenus dans le secteur privé. Nous n’aidons personne avec des compressions budgétaires.

 

C’est également le pire moment possible pour vendre des biens publics parce que nous obtiendrons le pire prix de vente. Privatiser les biens publics dans les moments difficiles ressemble à brûler vos meubles pour rester au chaud ou à consommer votre maïs de semence.

 

Les services publics et les bons investissements dans l’éducation publique, les soins de santé et les infrastructures ne sont pas des coûts, mais des éléments payants. Ils renforcent l’intelligence et la santé de tous et de bonnes infrastructures peuvent réduire les impacts environnementaux, tout en réduisant le coût de la vie et des affaires en même temps.

 

Comment s’appliquerait le plan?
 

Les premiers ministres provinciaux et les maires ont demandé au gouvernement fédéral une aide pour leurs finances.

 

Ce qu’on leur a offert n’est pas suffisant. Chacun des premiers ministres provinciaux a écrit une lettre pour demander de profiter du taux d’emprunt inférieur du gouvernement fédéral.

 

Ils demandent essentiellement que le gouvernement fédéral cosigne leur dette. Cela leur permettrait d’emprunter à un taux réduit et d’économiser des milliards de dollars en paiements d’intérêts.

 

Nous soutenons cette idée à titre de première étape. Toutefois, si les gouvernements provinciaux veulent l’aide du gouvernement fédéral, ce dernier devrait avoir son mot à dire.

 

Tant que les provinces participeraient au programme d’emprunt fédéral, il leur serait interdit d’adopter des mesures d’austérité qui affaiblissent l’économie des villes et des provinces, ainsi que leur capacité de remboursement de leurs dettes.

 

Pour recevoir une aide financière, les provinces devraient accepter ce qui suit :

 

  • maintenir les niveaux d’emploi, les services de soins de santé et tous les niveaux d’éducation courants;

  • investir dans des projets d’infrastructure;

  • décréter un moratoire sur les privatisations et la vente des biens publics;

  • minimiser les réductions d’impôts.

 

Au cours des dernières années, de nombreuses provinces ont été lentes à relayer leurs dépenses d’infrastructure aux villes. Le gouvernement fédéral devrait également examiner les transferts directs aux municipalités pour les projets d’infrastructure.

 

Nous croyons également que la Banque du Canada devrait examiner les prêts directs aux gouvernements provinciaux afin de réduire les risques, d’abaisser les taux d’intérêt et d’éliminer les préoccupations à l’égard des fluctuations des devises étrangères.

 

Cela ne va-t-il pas coûter plus cher?

 

Non. Les preuves historiques et empiriques indiquent que l’austérité n’est jamais efficace lorsque l’économie est au ralenti.

 

Après la crise financière mondiale de 2008, il est devenu clair que tout gouvernement qui a appliqué des compressions s’est retrouvé avec une faible croissance du PIB et une hausse de sa dette et que tout gouvernement qui rejeté l’austérité et stimulé l’économie s’est retrouvé en situation de force et avec un meilleur ratio dette/PIB.

 

Nous sommes déjà endettés. Si nous empruntons pour investir en vue de la croissance, il sera plus facile de rembourser la dette. Si nous n’investissons pas en vue de la croissance, nous licencierons des gens et réduirons leurs salaires, même si les frais d’intérêts continueront de s’accumuler.

 

Reprise inclusive

 

Lorsque les gouvernements font des compressions, ce sont les gens qui vivent dans les marges qui commencent à le ressentir le plus.

 

Environ 50 % des Canadiens vivent d’un chèque de paie à l’autre.

 

Une reprise vigoureuse est inclusive. Nous pouvons commencer par nous assurer de ne pas laisser pour compte des personnes. Puis, nous pouvons faire plus en donnant aux gens la possibilité de rattraper leur retard.

 

Cela signifie que nous devons veiller à l’inclusivité lorsque nous investissons dans les personnes, les collectivités et les entreprises. Celle-ci doit être manifeste dans les politiques d’embauche et d’octroi des contrats. Et nous devons être conscients des injustices passées et travailler à faire amende honorable


 

Projets prêts à démarrer + Reprise écologique 

 

Le Canada affiche un « déficit infrastructurel » de centaines de milliards de dollars et le pays compte de nombreux projets prêts à démarrer.

 

  • Infrastructures stratégiques : ports, portes d’entrée commerciales;

  • Large éventail d’initiatives vertes : déplacement vers les énergies vertes et une efficacité accrue;

  • Transferts directs aux municipalités pour accélérer la modernisation des réseaux d'eau et d'égouts;

  • Projets de logements abordables, en particulier pour les Premières Nations;

  • « remise à l’état sauvage » avec des projets de restauration des zones naturelles.

 

Voilà des moyens pratiques et positifs d’assurer une reprise vigoureuse.

Contact Us

Strong Recovery Coalition

635 Broadway

Winnipeg, MB R3C 0X1

info@strongrecovery.ca

© 2020 Manitoba Liberal Party / Strong Recovery Coalition